Ainsley

L’équipe du MAB-Mackay est une véritable famille! Élever un enfant comme Ainsley, qui a des besoins exceptionnels, peut souvent être difficile, frustrant, magnifique et touchant. Cependant, l’amour est omniprésent. Comme le dit le grand-père d’Ainsley : « Ça prend un village pour élever un enfant ». Et je vous assure que nous avons atterri dans le village le plus magnifique et attentionné qui soit. En effet, le MAB-Mackay a constamment pris soin d’Ainsley, l’a aimée et a vu à ses besoins. Ils font partie de nous. Ils sont notre famille qui nous accompagne tout au long de cette aventure!

Nous leur en sommes très reconnaissants.

Ainsley est notre fille aînée. Elle n’avait que quelques mois et malgré tout, nous savions que quelque chose n’allait pas étant donné son développement moins rapide que celui de ses pairs. Cependant, un jour, une nouvelle est venue bouleverser notre vie. Tout juste avant son premier anniversaire, les médecins ont confirmé nos peurs après quelques tests neurologiques.

À leur avis, notre petite fille ne vivrait probablement pas au-delà de ses cinq ans. Et ils ignoraient toujours ce qui n’allait pas. Ils ont poursuivi leurs tests. Et, pendant ce temps, nos inquiétudes s’amplifiaient. Après trois années difficiles, ils ont déterminé qu’Ainsley souffrait d’une malformation de l’hémisphère droit du cerveau. Cela l’empêchait d’effectuer de nombreuses activités motrices (fines et globales) et occasionnait des problèmes d’ouïe, d’élocution et de comportement. Pourtant, ç’aurait pu avoir de nombreuses autres conséquences.

Nous faisons partie de la famille du Centre de réadaptation MAB-Mackay depuis plus de cinq ans maintenant. Initialement, on a inséré Ainsley dans le Programme des déficiences auditives. On lui a appris à s’ajuster à sa déficience auditive et à communiquer avec ses pairs. Ainsley participe à des séances hebdomadaires de thérapie de la parole depuis plusieurs années maintenant. C’est formidable de voir tout le travail qu’elle a accompli avec les professionnels et d’observer ses progrès. À deux ans, elle ne pouvait prononcer que six mots. À six ans, elle peut désormais communiquer avec ses pairs, ses enseignants et notre famille. La communication verbale constitue une tâche très ardue pour elle. Elle a parfois besoin de mois pour programmer son cerveau et ses muscles afin de produire des sons et de les incorporer à son vocabulaire. Cela peut vous sembler comme de petites réalisations, mais pour elle, chacune de ces réalisations découle du travail acharné qu’elle accomplit avec l’aide de sa famille élargie de thérapeutes et d’enseignants.

Ainsley fait également partie du Programme des troubles moteurs, où elle participe à des séances régulières d’ergothérapie, notamment afin de faciliter son intégration sensorielle, d’améliorer ses activités motrices fines et son écriture et bien plus encore. C’est à la suite de son intégration à ce programme qu’on a invité Ainsley à participer au Défi sportif 2011, une compétition pour enfants ayant des besoins extraordinaires. Pendant cette compétition, elle a nagé 25 mètres et a couru un remarquable 60 mètres. Ça a été une expérience incroyablement touchante de voir notre fille participer avec des milliers d’enfants comme elle à un tel événement sportif organisé. Nous pratiquons beaucoup le sport et ne croyions jamais qu’elle réussirait un tel fait d’armes avant que le MAB-Mackay nous en parle. Ainsley a été en mesure de vaincre ses peurs, de se faire de nouveaux amis et de se rendre compte qu’il y a d’autres enfants comme elle. Ça a été une expérience absolument remarquable!